Maquette en bois d’un projet urbain futuriste avec trois édifices triangulaires à étages formant des patios centraux, un bâtiment rectangulaire adjacent, des routes sinueuses et de petites sculptures d’arbres dispersées sur le site.
Comprendre

Le projet

Pourquoi la région du sud construit son hôpital

Le Südspidol n’est pas un projet né par hasard, mais a pour ambition de répondre à une demande de qualité et de sécurité des soins pour la population de la région sud du Luxembourg.

Le constat fondateur

Une évolution nécessaire

Les infrastructures du CHEM ont contribué au développement de l’offre de soins régionale durant des décennies.

La non-réalisation du Südspidol reviendrait à maintenir une organisation complexe et des infrastructures inadaptées à moyen et long terme pour une prise en charge optimale.

Le parcours de soins, la capacité d’accueil et l’attractivité du personnel et la qualité globale en seraient affectés.

Le coût de l’inaction se mesurerait en termes financiers, tant pour le maintien des infrastructures actuelles du CHEM que pour la construction du Südspidol, mais aussi en termes de qualité et de sécurité des soins et de capacité à répondre aux besoins futurs de la population.

Les origines

Trois sites, une décision

Le CHEM, actuellement réparti sur trois implantations (Esch-sur-Alzette, Niederkorn et Dudelange), laissera place à un nouvel hôpital unique.

Ce dernier ne sera toutefois pas isolé, mais intégré dans un véritable réseau Südspidol avec les sites de Dudelange (centre de rééducation et gériatrie ambulatoire) et de Niederkorn (centre aigu et ambulatoire).

Au début des années 2010, une étude compare sept scénarios d’avenir pour le CHEM. La conclusion est claire : construire neuf réduirait d’environ 15 % les coûts d’exploitation et permettrait d’économiser 900 millions sur 20 ans.

Le Südspidol a pu être pensé sur une page blanche, permettant une configuration optimale des services, une logistique entièrement centrée sur le patient et des flux de travail idéaux.

Sam Sabérin, responsable Cellule Südspidol
  • ~793 M€ budget global
  • 122 km² surface
  • 638 lits
  • 2032-33 mise en service

Le Südspidol a pu être pensé sur une page blanche, permettant une configuration optimale des services, une logistique entièrement centrée sur le patient et des flux de travail idéaux.

Sam Sabérin, responsable Cellule Südspidol

Plus qu’un nouvel hôpital, le Südspidol est une décision structurante pour la région sud du Luxembourg.

Il désire répondre à une double ambition : garantir un haut niveau de prise en charge des patients et offrir au personnel un outil de travail moderne pour soutenir les pratiques actuelles et futures.

Les sites de Dudelange et Niederkorn deviendront des sites complémentaires.

L’enjeu

Proposer une solution cohérente, lisible, robuste et réalisable, pensée pour les générations à venir.

Le Südspidol sera le cœur d’un réseau de soins qui associe haute technicité à Esch à une offre de proximité à Niederkorn et Differdange, pour assurer une continuité de soins qui rassure les patients et leurs familles.
Dr Romain Schockmel, Directeur Médical au CHEM
Vue aérienne d'un campus tertiaire composé de trois immeubles triangulaires à cour intérieure centrale, entourés d'espaces verts, de sentiers sinueux et de jardins paysagers intégrés à un complexe architectural moderne. Le site

Un site qui ne sort pas de nulle part

Le choix du site qui accueillera le Südspidol n’est pas le fruit du hasard. Le terrain d’Elsenbrich présente de nombreux atouts, à commencer par sa situation géographique idéale. Localisé à deux kilomètres du campus de Belval et de l’Université du Luxembourg, et à proximité de la frontière française, il place le futur hôpital au cœur d’un bassin de vie transfrontalier. Il ne s’agit donc pas seulement de l’hôpital de la région sud du pays, mais aussi celui d’un territoire qui dépasse les frontières nationales.

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Le cap

Un projet qui a su évoluer

Contrairement à des extensions successives, le projet du Südspidol a été pensé à partir d’une page blanche pour proposer une configuration optimale des services, une logistique centrée sur le patient et des flux de travail optimaux grâce à l’expérience du CHEM. Si la planification a débuté en 2012, le projet n’est pas resté figé sur ses premières hypothèses.

Après un vote favorable pour son financement en 2018, une procédure de dialogue compétitif a été lancée en 2022 pour désigner un nouveau maître d’œuvre.

Depuis 2024, le projet a été repris et affiné avec l’arrivée d’une nouvelle équipe d’experts, le consortium SWG, pour intégrer les évolutions médicales, techniques, réglementaires et sociétales récentes.

Le projet retravaillé devrait être présenté fin 2026-début 2027. Une réévaluation qui renforce sa pertinence.