Point d’étape Südspidol : avec le dépôt de l’Avant-Projet Détaillé Consolidé (APC), le Südspidol entre dans une nouvelle phase de la procédure
Esch-sur-Alzette, le 22 octobre 2026 – Le Centre Hospitalier Emile Mayrisch (CHEM) annonce avoir transmis au ministère de la Santé et de la Sécurité sociale (M3S) le 19 octobre 2026 l’Avant-Projet Détaillé Consolidé (APC) du Südspidol, futur campus hospitalier à la hauteur de la réalité démographique, de l’activité hospitalière et des défis à venir de la région du Sud.
Ce dépôt constitue une étape importante dans l’avancement du dossier. L’APC est désormais soumis à l’analyse du ministère de la Santé et de la Sécurité sociale. À ce stade, les caractéristiques du Südspidol ne sont pas encore définitivement actées : elles pourront être précisées ou ajustées à l’issue de cette phase de la procédure. Le projet vise à garantir durablement un haut niveau de prise en charge pour les patients et à offrir aux équipes de santé un outil de travail adapté aux pratiques actuelles et futures. Le Südspidol incarne les valeurs du CHEM : des soins de qualité, accessibles à tous, centrés sur le patient et ses proches.
« Le Südspidol n’est pas seulement un nouvel hôpital : c’est une décision structurante pour la région du Sud du Luxembourg. Face à une demande de soins qui augmente, se diversifie et se complexifie, le véritable coût de l’inaction ne se mesure pas uniquement en euros, mais en qualité, en sécurité et en capacité à répondre aux besoins des générations à venir », a affirmé le Dr René Metz, Directeur général du CHEM.
Une demande de soins qui augmente, se diversifie et se complexifie
Région hautement urbanisée et densément peuplée, le Sud du Luxembourg voit ses besoins de santé évoluer sous l’effet de la croissance démographique, des flux transfrontaliers, du vieillissement et des maladies chroniques. Le CHEM soigne 167 500 patients par an (Rapport Annuel CHEM 2025), avec 41 300 hospitalisations et 367 850 actes ambulatoires, et assure le seul service d’urgences de la région, 24h/24 et 7j/7, avec 96 850 passages en 2025 (265 par jour). Ne pas avancer reviendrait à maintenir des infrastructures vieillissantes, toujours plus difficiles à adapter et à mettre aux normes.
Un projet repensé en profondeur
Pensé sur une page blanche, le Südspidol est conçu pour organiser les services et les flux autour du patient. Depuis 2024, il a fait l’objet d’une revue approfondie intégrant les évolutions médicales, techniques, réglementaires et sociétales avec près de 120 modifications structurelles identifiées conjointement avec le M3S : étage supplémentaire pour activer rapidement des lits en cas de crise sanitaire, résilience post-Covid (zones modulables, ventilation par secteur), certification environnementale DGNB et renaturation autour du Dipbech, conformité aux directives des infrastructures critiques (HCPN) et à la loi sur l’accessibilité, avec un objectif de maîtrise des coûts.
Un campus au cœur d’un réseau de soins coordonné
Nouvelle construction à Esch-sur-Alzette, le campus Südspidol concentrera les activités de haute technicité, les urgences 24h/24 et 7j/7 ainsi que l’ensemble des disciplines médicales et chirurgicales. Il s’appuiera sur deux sites complémentaires et intégrés au réseau Südspidol : Dudelange et Niederkorn, afin de maintenir une offre de soins au plus près des habitants.
Selon l’avant-projet transmis, le campus Südspidol à Esch-sur-Alzette reposera sur des bâtiments interconnectés à taille humaine, avec plus de 600 lits principalement en chambres individuelles (confort, intimité, sécurité) et la possibilité de « rooming-in » dans une logique de patient-partenaire. Le plateau technique comprendra 15 salles d’opération dont une salle hybride et des équipements de dernière génération en imagerie. Pour les professionnels, l’environnement de travail est conçu pour réduire les déplacements inutiles et améliorer la circulation de l’information.
Partie intégrante du tissu de santé du Sud du Luxembourg, le campus Südspidol s’inscrira dans une dynamique de collaboration avec les acteurs régionaux de la santé, de la recherche et de l’innovation médicale. Il a vocation à devenir un pôle de connaissances dédié à la santé et à la recherche en santé, au service d’un réseau de soins coordonnés et intégrés, capable de répondre aux défis de santé d’aujourd’hui et de demain.
Une gouvernance renforcée et une transparence accrue
Le Südspidol est initié et porté par le CHEM, en co-pilotage avec le M3S. Depuis 2024, la planification architecturale et technique est confiée à un consortium international réunissant Sweco, Gortemaker Algra Feenstra Architects, Schemel Wirtz Architectes Associés et LSC360, avec une répartition claire des responsabilités et un pilotage intégré garantissant la transparence sur les coûts, les délais et la qualité.
« Nous mesurons les attentes que le Südspidol suscite, notamment en matière de calendrier et de coûts. La transmission de l’APC constitue une étape dans l’avancement du dossier : le CHEM soumet un projet actualisé, qui fait désormais l’objet d’une analyse par le ministère. Nous restons naturellement à leur disposition pour toute précision utile et, le cas échéant, pour apporter les ajustements nécessaires. Notre objectif a été de veiller à ce que ce dossier soit solide, cohérent, réalisable et à la hauteur des besoins actuels des patients et des équipes, et d’un projet de cette envergure. » Sam Saberin, Coordinateur général Südspidol au Centre Hospitalier Emile Mayrisch.
Prochaines étapes
Avec le dépôt de l’APC auprès du M3S, le dossier entre dans une phase d’analyse par le ministère de la Santé et de la Sécurité sociale. À l’issue de cette analyse, le projet pourra être précisé ou ajusté et, dans la suite, être soumis à l’avis de la Commission permanente pour le secteur hospitalier (CPH). Un avant-projet de loi destiné à adapter la loi de financement datant de 2018 sera ensuite soumis au Conseil de Gouvernement pour approbation et introduction en procédure législative.